Comment la libraire Anne Guyot est-elle arrivée, voici dix ans dans ce quartier qui aime le cinéma et le théâtre, au 120 rue Raymond Losserand, Paris 14e ?
A l’heure où elle cherchait à ouvrir sa propre librairie, Anne Guyot a prospecté dans un rayon d’action de 40 minutes autour de son domicile.
Rue Campagne-Première, une librairie entièrement refaite lui tendait les bras, sans laisser d’indices sur son éventuelle clientèle. Ce ne sera pas celle-là.
Comment choisir ? Elle ne voulait pas de presse, pas de journaux.
La rue Raymond Losserand, sans doute parce qu’elle a toujours aimé la poésie et le théâtre, répondait à ses attentes.
Elle a pu développer son concept, des livres pour tous les âges, des lectures, des rencontres, de la papeterie fantaisie et un solide rayon jeunesse.
Début 2013, Les Nautes de Paris ont fait sa rencontre. Nous lui ont présenté nos deux premiers livres de jeu-balade qui venait de paraître. Nos livres sont toujours en vente chez elle.*
10 ans ça se fête
Amies et amis, grands et petits ont préparé un programme de lectures joyeuses sur le thème du « Songe d’une nuit d’été » et des apparences trompeuses. Nous pouvons ainsi évoquer quelques uns de ces moments de partage :
Un extrait d’Alice au pays des Merveilles, lu par Emmanuelle qui avait choisi l’épisode qui commence au moment où Alice rencontre les cartes des trois jardiniers peignant les roses blanches en rouge…
Patrick nous conviait au restaurant à la table d’Un certain Plume, d’Henri Michaux, pour une histoire de côtelette…
Anne la libraire avait choisi En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut, afin de nous parler de Mademoiselle Superfétatoire, la grue de Numibie qui aimait la lecture…
Nathalie et Pascal nous offraient le nœud de la rupture « Pompier » de Remi De Vos, extrait de Trois ruptures …
*Aux éditions : Les Nautes de Paris, Paris, d’un passage couvert à l’autre, et Paris, d’un mur à l’autre, toujours disponibles, informations complémentaires sur notre site : pour les passages, serez-vous les reconnaître ; pour les murs, le chômage du canal Saint-Martin